"L'Oeuf et l'Eolienne"
Il était une fois un couple qui aimait les œufs.
Chaque semaine, ils achetaient une douzaine
d’œufs frais à la ferme pour 3 €.
Ils calculaient que 624 oeufs par an leur
coûtaient 156 €
Un jour, ils furent approchés par le représentant
de la firme « L’Oeuf Ecolo » qui leur fit miroiter la proposition suivante :
ils payaient tout de suite 75 € et pouvaient recevoir 600 œufs sur l’année !
Le marché semblait très avantageux et ils signèrent pour 75 €.
Les livraisons commencèrent, mais les quantités
variaient de semaine en semaine; parfois on leur en livrait trop (24), parfois
trop peu (6), et parfois rien du tout, parce que l’alimentation des poules
avait subitement été fortement réduite.
Mais les plaintes qu’ils envoyaient à « L’Oeuf
Ecolo » recevaient régulièrement la même réponse :
« malheureusement, les
conditions avaient été défavorables pour leur variété de poules ».
À la fin de l’année, ils n’avaient reçu que 208
œufs, soit 33% seulement de ce qu’on leur avait annoncé !
Lorsqu’ils se plaignirent à la firme « L’Oeuf
Ecolo » pour publicité mensongère, ils reçurent comme réponse que
l’offre disait bien qu’ils « pouvaient recevoir 600 œufs » pas qu’ils les
recevraient…
Le couple fit contre mauvaise fortune bon cœur et
jura qu’on ne les y reprendrait plus.
Ils en parlèrent à un ami qui leur dit : « je
comprends, je vis la même chose avec le parc à éoliennes qui est sensé
m’approvisionner en électricité… »
Extrait du site: www.ventderaison.com
"Le Naïf et le Roublard"

Un village isolé sur ses hauteurs, perché
Avait pour richesses, de très beaux paysages.
Des promoteurs par le site, alléchés
Lui tinrent à peu près ce langage :
Hé, Bonjour Braves gens de Là-haut,
Que vos cimes sont jolies, que vos sommets sont beaux...
« Que nous vaut tant d'honneurs ? » demandent les villageois
Qui flattés et surpris ne cachent pas leur joie.
Roublard le promoteur susurre :
« Le Label Énergie dont vous vous glorifiez
Vaut bien en sacrifice, vos crêtes si peu ventées ? »
Perplexes mais tentés, les naïfs demandent :
« De toutes ces nuisances, qu'aura donc en cadeau, le bon peuple en échange ?
Des postes de travail ? Un abattement fiscal ? Notre propre énergie ? »
Que nenni répondent en chœur Roublard et ses disciples,
Quelques kilowattheures, chèrement arrachés,
Noyés dans le réseau, seront leur destinée
Et pour les citadins leurs besoins, suppléer.
« Le doux contentement de la bonne conscience
Du sacrifice offert à notre belle planète
Et la notoriété sont belles récompenses
Qui devraient bien suffire à tous vous contenter ?
Sans mentir, si votre candeur n'a d'égal que notre vigueur
Et si, vous le bon peuple, n'êtes pas consultés,
Vous serez les pionniers, d'un projet... contesté. »
Grisés par les Médias, ils n'en peuvent plus de joie
Tant de paroles flatteuses comblent les villageois
Et pour sceller cette célébrité, l'apéritif final prestement avalé,
Ils ouvrent grand les bras et signent les contrats.
... Roublard et ses disciples s'en saisissent et disent :
« Braves gens de Là-haut, sachez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute.
Cette leçon vaut bien sept éoliennes, sans doute... »
Le village berné et confus,
JURA, mais un peu tard, qu'on n'en planterait plus.
Marianne Reymond
"Eoliennes: la Comédie Humaine en représentation à CUSEY et Ailleurs".
"La fable de La Fontaine Ecolo"
A la caisse d'un super marché une vieille femme choisit un sac en plastique
pour ranger ses achats.
La caissière lui a alors reproché de ne pas se mettre à « l'écologie » et lui
dit :
"Votre génération ne comprend tout simplement pas le mouvement écologique.
Seuls les jeunes vont payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes
les ressources! "
La vieille femme s'est excusée auprès de la caissière et a expliqué :
"Je suis désolée, nous n'avions pas de mouvement écologique dans
mon temps."
Alors qu'elle quittait le magasin, la mine déconfite, la caissière en
rajouta :
"Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à
notre dépens.
C'est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l'environnement
dans votre temps ! "
La vieille dame admît qu'à l'époque, on retournait les bouteilles de lait,
les bouteilles de Coke et de bière au magasin.
Le magasin les renvoyait à l'usine pour être lavées, stérilisées et remplies à
nouveau; on utilisait les mêmes bouteilles à plusieurs reprises.
À cette époque, les bouteilles étaient réellement recyclées, mais on ne
connaissait pas le mouvement écologique.
De mon temps, on montait l'escalier à pied, on n'avait pas d'escaliers roulants
dans tous les magasins ou dans les bureaux.
On marchait jusqu'à l'épicerie du coin aussi. On ne prenait pas sa voiture à
chaque fois qu'il fallait se déplacer de deux rues.
Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique.
À l'époque, on lavait les couches de bébé, on ne connaissait pas les couches
jetables.
On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge, pas dans une
machine avalant 3 000 watts à l'heure.
On utilisait l'énergie éolienne et solaire pour vraiment sécher les
vêtements.
À l'époque, on recyclait systématiquement les vêtements qui passaient d'un
frère ou d'une sœur à l'autre.
C'est vrai ! On ne connaissait pas le mouvement écologique.
À l'époque, on n'avait qu'une TV ou une radio dans la maison, pas une télé
dans chaque chambre.
Et la télévision avait un petit écran de la taille d'une boîte de pizza, pas un
écran de la taille de l'État du Texas.
Dans la cuisine, on s'activait pour fouetter les préparations culinaires et
pour préparer les repas, on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques
spécialisés pour tout préparer sans efforts et qui bouffent des watts autant
qu'EDF en produit.
Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait
comme rembourrage du papier journal ou de la ouate, dans des boites ayant déjà
servies, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique.
À l'époque, on utilisait l'huile de coude pour tondre le gazon, on n'avait pas
de tondeuses à essence autopropulsées ou auto portées.
À l'époque, on travaillait physiquement, on n'avait pas besoin d'aller dans un
club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à
l'électricité.
Mais, vous avez raison : on ne connaissait pas le mouvement
écologique.
À l'époque, on buvait de l'eau à la fontaine quand on avait soif, on
n'utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à jeter à chaque fois
qu'on voulait prendre de l'eau.
On remplissait les stylos plumes dans une bouteille d'encre au lieu d'acheter
un nouveau stylo, on remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir
après chaque rasage.
Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique.
À l'époque, les gens prenaient le bus, le métro et les enfants prenaient
leur vélo pour se rendre à l'école au lieu d'utiliser la voiture familiale et
maman comme un service de taxi de 24 heures sur 24.
À l'époque, les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les
cahiers continuaient d'une année sur l'autre, les crayons de couleurs, gommes,
taille crayon et autres accessoires duraient tant qu'ils pouvaient, pas un
cartable tous les ans et des cahiers jeter fin juin, de nouveaux crayons et
gommes avec un nouveau slogan à chaque rentrée.
Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique.
On avait une prise de courant par pièce, pas une bande multiprises pour
alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux
jeunes d'aujourd'hui.
La vieille dame avait raison :
à son époque, on ne connaissait pas le mouvement écologique,
mais on vivait chaque jour de la vie dans le respect de l'environnement.
Zorglub 001
(10/07/2011 11:52:44)
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